Scoop.it, be the curator of your favorite topic!
[box]Edit du 7 Janvier 2011 :
Si vous souhaitez tester Scoop.it, il vous suffit de laisser un commentaire à la fin de cet article (en utilisant la connexion Twitter/Facebook ou une adresse mail valide). Les 20 premiers commentaires recevront une invitation dans la journée.[/box]
Scoop.it arrive avec un constat : le monde des réseaux sociaux a besoin de meilleurs outils de curation que ceux qui existent actuellement. Avant toute chose, ce terme de curation est un mot anglais (qui n’a pas de vrai équivalent français) et qui désigne le fait de rassembler et d’organiser manuellement des ressources sur un sujet. La curation est donc totalement identifiable à un travail de veille sur un sujet (pour en savoir plus, je vous invite à lire un article sur la curation rédigé par le CEO de Scoop.it publié sur TechCrunch). Pourtant aujourd’hui il y a deux types de veilleurs : les veilleurs pro qui vont donc utiliser des outils de veille professionnels & les passionnés qui s’organisent une veille amateur. Cette dernière catégorie n’a pas vraiment d’outils adaptés sous la main et elle utilise donc souvent un outil comme Google reader pour récolter les articles avant de les diffuser via Twitter. Cette manière de faire peut sembler très satisfaisante dans la mesure où Twitter permet d’avoir immédiatement une audience qui va pouvoir profiter de cette veille et un retour immédiat (les éléments de votre veille sont retweetés ou non). Pourtant, il y a plusieurs point négatifs à utiliser Twitter :
- Le flot d’information rend difficile la visibilité de votre travail (rares sont les personnes qui vont lire tous vos messages et votre veille peut donc facilement être invisible pour le peu que les personnes ne viennent pas dans cet « état d’esprit »).
- Si vous êtes intéressé par le monde des Social Media, vous n’aurez aucun mal à trouver des personnes qui font une bonne veille sur le sujet, cela devient beaucoup plus difficile si vous êtes passionné par l’actualité de la Guitare acoustique.
C’est donc pour cela que Scoop.it pourrait vraiment trouver sa place auprès des personnes qui utilisaient Twitter comme outil de veille faute d’un outil mieux adapté.
Présentation de Scoop.it
Lorsque Scoop.it se présente, il prend le parti de se montrer comme parfait pour remplacer un blog. En effet, tout le monde n’a pas l’âme d’un blogueur. C’est pourquoi Scoop.it a réalisé une courte présentation pour nous raconter l’histoire de John, passionné par la guitare électrique. En effet, pour un passionné qui connaît énormément de choses sur un sujet, cela pourrait sembler être la solution logique d’ouvrir un blog sur le sujet pour partager ses connaissances. Pourtant il a le sentiment qu’écrire un blog représente beaucoup de travail et il décide d’abandonner devant le manque d’inspiration et le peu de talent qu’il peut avoir pour son écriture. C’est là qu’intervient Scoop.it qui lui permet de devenir le curator de son sujet favori (terme qui est également difficilement traduisible puisqu’il est utilisé pour désigner le conservateur de musée par exemple). Et le service va lui permettre de collecter et publier tous les liens sur son sujet favori.
Concrètement
Lorsque vous arrivez sur Scoop.it, il vous faut choisir un sujet à traiter. Pour l’exemple, j’ai choisi d’utiliser Scoop.it pour rassembler des ressources sur l’Education 2.0. Il suffit de renseigner les quelques informations que vous pouvez voir sur l’imprimé d’écran ci-dessous (cliquez sur les différentes images pour les voir en grand) :
Puis il faut sélectionner dans quelles ressources vous allez piocher. Pour cela vous allez entrer des mots clefs et Scoop it va immédiatement chercher les blogs sur le sujet, faire une recherche Twitter, YouTube, Digg et bientôt sur de nombreux autres services comme Flickr, Dailymotion, Google, Slideshare, Wikio, etc.
Le service vous proposera alors une série de sources que vous pourrez ajouter en 1 clic avant de vous proposer l’ajout d’autres ressources manuellement. Il peut s’agir ici de tout site web dont vous saisirez l’URL ou bien d’un utilisateur de Twitter ou d’une liste Twitter.
Et voilà, au terme de cette personnalisation qui a été pensée pour être le plus simple possible, vous allez vous retrouver face à votre dashboard. Ici vous retrouverez les recherches et flux rss que vous avez sélectionné dans la colonne de gauche (appelée « Suggested content »). D’un clic sur le bouton « ScoopIt » à côté d’un élément vous le faite basculer dans la colonne de droite où vous avez les contenus publiés (Published content). C’est aussi simple que ça.
Et en haut à droite de la page, vous avez le choix entre deux modes, Curate qui vous permet d’ajouter du contenu à votre page & View qui vous montre le rendu public. Voici donc ce que verront vos lecteurs :
Et avec la possibilité d’avoir un Bookmarklet depuis la barre de favoris de votre navigateur, vous pouvez ajouter du contenu facilement pendant votre navigation. Et pour ceux qui auraient tout de même besoin de rédiger un petit texte de temps à autre, Scoop.it vous permet de publier un petit billet très rapidement.
Scoop.it par l’équipe Goojet
Rien sur le site Scoop.it ou Goojet vous le dira, pourtant c’est bien la fine équipe de Goojet au complet qui a créé Scoop.it. En effet, Cédric Giorgi (Directeur marketing chez Goojet & rédacteur chez TechCrunch France) m’avait confié il y a quelques mois que Goojet allait grandement évoluer (peut être même changer de nom pour mieux séduire les publics anglophones). Le fait est que lorsque Goojet est né, le monde de la téléphonie était complétement différent. Et si le positionnement de la start-up était dans l’ère du temps à l’époque… celle-ci aurait été très vite dépassée si elle n’avait pas appris à évoluer et à s’adapter au marché. C’est ce qu’elle a fait en changeant largement le concept de Goojet et en lui donnant une vocation davantage éditoriale. Et Scoop.it! pourrait être vu comme l’aboutissement de cette stratégie. Cédric Giorgi résume très bien la situation de la société en expliquant qu’aujourd’hui, Scoop.it est une branche de Goojet (un side-project), Mais si le concept marche bien, il pourrait devenir l’activité principale de la boîte. Une manière de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier afin de pouvoir finalement tout miser sur le plus prometteur. Et l’équipe de Scoop.it a de l’ambition puisqu’elle a immédiatement pensé à un développement global. Malgré l’origine française de la société, elle n’a pas voulu mettre en place une version française pour l’instant puisque cela pourrait les pousser à la facilité et à concentrer leur action en France. Bien évidemment, le projet a de nombreux petits défauts et requiert des améliorations. Pourtant le projet est encore très jeune et Scoop.it évolue rapidement (entre hier où j’ai écrit cet article et aujourd’hui où je le relis, il y a déjà de nombreuses petites améliorations). Il ne serait donc pas juste de reprocher à Scoop.it ces petits éléments qui arriveront rapidement (tout comme une version mobile, entre autre).
Conclusion
Scoop.it est donc un service qui s’adresse à tous les passionnés qui ne ressentent pas l’envie de rédiger un blog et pour qui la veille sur Twitter n’était pas adaptée. Il existe des personnes qui sont douées pour écrire, d’autres qui ont ce talent pour dénicher toutes les meilleurs actualités sur un sujet, Scoop.it leur offre enfin un outil totalement adapté.
Pour découvrir le service en fonctionnement, vous pouvez allez voir le Scoop.it que j’ai créé sur les Blogs High Tech & l’autre sur l’Education 2.0.




