Rose a 84 ans. Elle habite une petite maison avec son mari où elle passe de paisibles années après toute une vie de travail.
Et internet, elle connaît bien. Elle ne l’a bien évidemment pas utilisé sur son lieu de travail (où elle utilisait une machine à écrire), mais elle a pu observer la chose avec ces enfants et petits-enfants.
C’était un dimanche après-midi, les enfants étaient venus leur offrir un ordinateur qu’ils avaient installé dans la salle à manger. Leurs enfants avaient pris soin de bien tout expliquer, de montrer Google (qu’elle n’arrivait pas à prononcer autrement que Gogeule), Wikipedia, et les emails. Puis les enfants étaient repartis du soir et l’ordinateur n’avait presque jamais été remis en route. Rose s’était tournée vers son mari d’un air goguenard en disant : « mon dieu, c’est fou quand même », et Internet avait perdu sa chance auprès d’eux sans autre forme de procès.
Internet évolue à une vitesse ahurissante, et alors que les réseaux sociaux se multiplient, de très nombreuses personnes des « jeunes générations » communiquent énormément à propos de leur vie sur ceux-ci. Et quand je dis « jeunes générations », il faut garder en tête que plus nous avançons dans le temps, plus ces jeunes générations sont large. Je dirais aujourd’hui que cela va actuellement entre 12-13 ans jusqu’à 30-35 ans.
Mais il ne faut pas oublier une chose : il y a encore une très large partie des gens qui n’ira jamais sur Facebook ou Twitter… et ce n’est pas pour autant qu’il faut les mettre de côté. Pour beaucoup, Facebook est devenu une nouvelle manière de communiquer en famille. Lorsque vous êtes sur Facebook et que vos frères et sœurs aussi, il est très simple de poser une question, partager une photo, etc.
Il ne faut pourtant pas que l’utilisation de Facebook comme un important canal de diffusion, devienne discriminant pour vos grands-parents qui n’utilisent pas Facebook, voir même vos parents.
C’est pourquoi certaines sociétés ont eu la bonne idée de réduire la fracture numérique en proposant des outils qui vont venir matérialiser en partie ces réseaux sociaux dans la réalité.
Postegram, un journal personnalisé de vos statuts Facebook
J’aime beaucoup ce genre d’initiative et notamment celle de Postegram.
En effet, cette société propose une application pour Facebook qui vous permet de faire imprimer et livrer un petit journal avec les statuts qui pourront être intéressants pour votre grand-mère par exemple.
Imaginez-vous que Rose ait 2 enfants et 7 petits enfants qui utilisent Facebook pour partager des moments importants de leurs vies, les résultats scolaires, des photos d’un week-end à la mer, etc. Elle ne pourrait d’aucune façon profiter de toutes ces informations. Pourtant si elle reçoit le petit journal créé par Postegram, elle recevra tout cela dans sa boîte au lettre, et tout cela à partir de 4.99$ par mois.
Voici un exemple de journal que vous pourriez avoir :
A noter que Postegram vous donne la possibilité de retirer les statuts que vous ne souhaitez pas voir apparaître sur le petit journal.
Celery, permettre à une grand-mère de faxer des tweets
Cet autre société permet à la personne qui leur faxe des tweets de les poster sur le compte de la personne en question. Une bonne manière d’être présent sur Twitter sans même avoir d’ordinateur et sans avoir à gérer la complexité de la plateforme. Il suffit de savoir écrire en 140 caractères sur un morceau de papier, et de le faxer. La preuve en est de cette grand-mère qui nous raconte comment elle tweete, et pourquoi cela lui permet de communiquer d’une manière différente.
Le Progrès, partager les articles d’un journal papier sur Twitter ou Facebook
C’est ce qu’à décidé d’expérimenter le journal Le Progrès qui, grâce à un système de QR code, vous permet de scanner le code en question via une application de votre téléphone pour qu’il soit posté sur Twitter ou Facebook, instantanément.
Les réseaux sociaux s’invitent de plus en plus dans notre réalité pour, à la fois permettre aux personnes qui ne les utilisent pas d’en profiter, ou pour pousser l’expérience encore plus loin et permettre aux réseaux sociaux des interactions inédites.
Avez-vous d’autres exemples qui vous viennent en tête ? J’aime beaucoup ce genre de projets et je vais faire évoluer cet article d’après vos suggestions, et partages.
Valentin Pringuay




