Votre identité numérique est sauve sur les réseaux sociaux
Une notion est apparue récemment dans le petit monde des médiaux sociaux pour faire beaucoup parler d’elle : l’identité numérique.
En effet, cette notion est récente puisque cela ne fait que quelques années que nous ne nous cachons plus derrière des pseudonymes sur Internet (j’avais d’ailleurs traité ce sujet dans un autre article).

De nombreuses études en sont venues à la même conclusion : il faut connaître les outils pour contrôler son image sur internet et être à même de façonner une image positive de soi (et cela dans le cadre d’un entretien d’embauche ou plus généralement pour que votre nom ne soit pas associé de manière trop directe à des événements peu glorieux de votre vie).
D’un autre côté, nous avons de très nombreuses personnes qui passent plusieurs heures par jour sur les réseaux sociaux Twitter/Facebook où elles déversent des milliers d’anectotes futiles.
Quel effet peut avoir, pour un entretien d’embauche, ces milliers de messages où vous racontez votre dernière soirée arrosée, où vous commentez en direct l’émission de télé-réalité que vous regardez chaque semaine, où vous insultez continuellement les transports en commun ?
Absolument aucun.
Nous sommes dans l’ère du web temps réel. Donc rien n’a de valeur si ce n’est le présent.
Les histoires que nous avons pu entendre sur les réseaux sociaux devenant un frein pour l’obtention d’un poste, ou qui ont amené au licenciement d’une personne, sont toutes des histoires où le principal protagoniste avait fait une erreur au moment de l’entretien d’embauche (par exemple).
Ainsi la personne qui, en sortant d’un entretien avec Cisco, avait mis sur Facebook qu’il allait commencer un boulot de merde, et que le recruteur avait vu le message… a fait une erreur.
Si vous passez un entretien, surtout en sachant que de nombreux recruteurs regardent les réseaux sociaux, il vaut mieux ne rien dire ou justement quelque chose du genre : “je viens de passer un entretien avec une société où j’aimerais vraiment travailler, j’espère que la réponse sera positive”.
Ce genre de message (et cela, même s’il s’agit d’un mensonge) peut vous aider à avoir le poste.
De même, l’histoire d’un jeune homme qui n’était pas venu au travail prétextant devoir aller au chevet de son grand-père souffrant, et qui se retrouve tagué dans une photo sur Facebook où on le voit faire la fête habillé en jupe, est le seul à blâmer.

Pourquoi critiquer Facebook (ce qui était le cas de Femme Actuelle qui rapportait cette histoire) ? Lorsque vous mentez à votre employeur, cela me paraît une évidence qu’il vaut mieux éviter de se faire prendre en photo lorsque l’on se retrouve habillé en travesti dans une fête.
Par contre, si vous souhaitez mettre des photographies de toutes les fêtes auxquelles vous allez, et cela même si certaines sont peu glorieuses… cela ne devrait pas poser de problèmes.
Votre employeur n’en a généralement que faire de ce que vous faîtes hors du boulot et ne va pas continuellement suivre vos activités sur Facebook.
De même sur Twitter, vous pouvez dire toutes les conneries possibles et inimaginables, cela n’a que peu de chance d’être négatif pour vous. Le fait est qu’un recruteur ne va pas lire l’historique de tous vos messages sur les 3 derniers mois. Il recherche un employé, et il se doute que cet employé aura des activités hors du lieu de travail. Et même la blague de mauvais goût que vous avez lancée sur le cul de Jessica Alba devrait passer inaperçue dans le flux de votre timeline.
Il y a quelques années, il fallait faire attention à chaque présence en ligne, à chaque mention de votre nom ou intervention de votre part, puisqu’une personne lambda n’avait pas plus de 15 ou 20 résultats sur son nom pour un tout de 30 lignes à lire. Un recruteur était en mesure de lire absolument tout ce que internet pouvait dire sur vous en à peine 5 minutes.
Aujourd’hui, notre plus grande chance se trouve dans la profusion de l’information, vous pouvez être très présent sur les réseaux sociaux sans craindre que chacune de vos phrases soient retenues contre vous plus tard.
Il suffit de ne pas mentir tout en laissant des preuves photographiques de ce mensonge, et il suffit de mettre le hola sur les blagues vaseuses à l’approche d’un entretien d’embauche et publier quelques réflexions intelligentes, voir quelques liens vers des articles d’un blog spécialisé du domaine où vous espérez décrocher un job.
Une simple mise à jour de vos paramètres de confidentialité de vos profils seront également à même de vous faire échapper à ce genre de problème.
L’identité numérique doit plutôt se travailler dans les informations “fixes” (que ce soit CV en ligne, article de blog mentionnant votre nom, ou profil de réseaux sociaux) pas dans cette masse mouvante de statuts mis à jour qui ont l’avantage d’être trop nombreux pour être pertinents.
Les réseaux sociaux ne sont donc pas véritablement un pilier de l’identité numérique et vous êtes en droit de vous y défouler un peu sans craindre pour votre avenir professionnel, tout simplement parce que la masse d’informations que vous y partagez noient simplement les éléments que vous pourriez vouloir cacher.




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