La religion… pour quoi faire quand on a les réseaux sociaux ?

Un récent sondage mené par le Pew Research Center (un think tank américain) a montré que les personnes ayant actuellement entre 18-29 ans représentent probablement la génération la moins croyante que nous ayons pu connaître jusqu’à présent.
En effet, avec 26% de cette population déclarant n’avoir aucune affiliation religieuse, certaines personnes s’inquiètent des valeurs morales qu’ont pu développer cette génération athée.
Mais cette génération est également celle dont l’éducation a été la plus formée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Il en résulte que, étant utilisateurs des réseaux sociaux, ces personnes n’ont pas besoin de la religion.
En effet, toutes les fonctions sociales et morales de la religion sont compensées dans des rituels 2.0.
La confession, par exemple, n’est plus un acte qui a besoin d’être chuchoté dans l’obscurité d’un confessionnal. Les utilisateurs de Facebook ou Twitter se confessent à longueur de journée à la masse de leurs amis ou followers.
Le rôle même de la confession religieuse est de se décharger de la culpabilité d’un acte en verbalisant celui-ci.
C’est exactement ce que font des millions de personnes en partageant immédiatement leurs mauvaises pensées, bourdes ou mauvais actes. Ils confessent ainsi en public leurs péchés (plus communément appelés #fail).
Une journée est même consacrée à cela sur Twitter appelée #jeudiconfession qui incite les personnes a partager leurs confessions.
Et il y a ainsi un nombre impressionnant de rituels sur Twitter. Le vendredi est le jour du #FollowFriday, où l’on a l’impression de se retrouver à la messe, dans un remake de « aimez-vous les uns les autres » à la sauce 2.0.
Les twunch, où un certain nombre de personnes (13 et +) se retrouvent autour d’une table pour discuter et partager de la nourriture avec le sentiment d’une appartenance forte à une communauté.

Le mot « followers » (personnes qui vous suivent sur Twitter) est parfois utilisé dans la bible pour désigner les apôtres du Christ.
Et le fait est que sur Twitter… nous voulons tous être autant de petits messies, prêchant la bonne parole auprès d’apôtres qui doivent la partager. « Prenez ce tweet et retweetez le tous »
Si vous avez encore des doutes sur le fait que les réseaux sociaux peuvent remplacer la religion, regardez un peu les nouveaux services qui sont nés récemment.
Des sociétés proposent de s’occuper de votre vie « sociale » après la mort. En effet, ces sociétés exécutent vos dernières volontés en inscrivant un message sur votre mur Facebook prévenant vos « amis » de votre décès… vous avez ainsi la possibilité de laisser un dernier message sur votre mur avant qu’il ne soit bloqué. Cette page restera ainsi visible pour représenter à jamais ses heures passées à mettre à jour votre statut Facebook. Une stèle 2.0 si vous préférez.




Pingback: Tweets that mention La religion… pour quoi faire quand on a les réseaux sociaux ? -- Topsy.com
Pingback: www.fuzz.fr
Pingback: Aline
Pingback: Pauline Serizel
Pingback: Valentin Pringuay
Pingback: journal des reseaux
Pingback: Anim8ted
Pingback: George Desmyter
Pingback: Rédaction Archimag
Pingback: Coline Bérard
Pingback: Papa Sentu.
Pingback: Julien
Pingback: Spiritualité 2.0 : les médias sociaux une nouvelle religion? Mange-réseaute-aime! « Sylvie Bédard – La vie 2.0
Pingback: Église 2.0, Facebook, Twitter et la religion | Les z'ed