Aujourd’hui j’ai envie de vous faire découvrir le parcours de Priscilla Cassez (alias Prisclio sur les réseaux sociaux), personne en charge de la campagne web Europe Écologie dans le Nord Pas-de-Calais. Un profil atypique, une pile électrique qui se définit non pas comme une no-life, mais une hyper-life.
« J’ai 35 ans et demi (important, le « et demi ») , un langage peu conventionnel, passionnée par ce que je fais (et faisant par passion et envie, surtout), et je refuse catégoriquement d’entrer dans des cases.
La politique à Papa, c’est out.
Militante de terrain, j’ai tracté, fait du porte à porte, écouté des discours…
Et je n’en ai jamais fait, de discours.
Ca me saoule de recevoir des tracts quand je me balade, me saoule d’entendre toujours les mêmes phrases chocs tout droit sorties d’un chapeau de consultant. En fait, je ne suis pas une cible de la vieille méthode.
Elle est passée pour toute une génération.
On s’interroge sur l’abstention.
On s’interroge sur le fait que certaines tranches de population n’aient jamais eu vent de tel ou tel phénomène de la vie politique.
On s’interroge sur le fait que 8% des français seulement connaissent le nom de leur président de région.
S’interroge t-on du devenir des tracts papier qui engorgent les caniveaux des marchés en période électorale ?
J’ai souvent entendu « les politiques, on les voit seulement quand ils sont en campagne pour leurs mandats ».
C’est pas mon trip.
Oui, je suis « politique ». Tout est politique, en fait. Ca semble dégoûtant, formulé ainsi. Simplement, ce mot a été abîmé, souillé.
Je suis entrée en politique fidèle à moi même : en entier, avec les qualités de mes défauts et les défauts de mes qualités.
Convaincue par des êtres humains, des valeurs, des projets, je me suis engagée.
Et quand je m’engage, je ne lâche rien.
J’ai découvert le web à ses débuts de démocratisation en France, il y a 15 ans, lors de mes études en communication.
Ça n’avait rien à voir avec aujourd’hui, mais je ne me suis jamais vraiment éloignée de cet outil.
Loin d’être une technicienne, j’ai plutôt observé, testé, essayé, envisagé son usage et utilité.
Ca ne m’a jamais fait peur.
Je manipule l’HTML sans en connaître la signification, un peu comme monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir.
Je jouais avec QuarkXpress pour monter des maquettes de pub; aujourd’hui, je craque des PDF avec Gimp pour extraire des morceaux d’articles politiques.
Obama a fait une excellente campagne web. J’ai commencé petit à petit à utiliser le web politiquement, prudente.
Des discussions sur des forums, un petit site pour un groupe de verts, arrivée timide sur le réseau social Facebook…
Et il y a eu la campagne des européennes et Europe Ecologie.
J’avais rapidement signé l’appel en ligne.
Pour des raisons personnelles, je n’ai pas fait cette campagne. Les seuls éléments qui m’arrivaient étaient voix de mail, simplement parce que j’avais signé cet appel; j’étais entrée dans la base.
J’ai plutôt été curieusement et positivement surprise. Les promesses d’une politique autrement se traduisaient vraiment dans un lip dub, des opérations différentes de ce que j’avais déjà vu.
J’ai continué, parallèlement à découvrir des outils et à les explorer. Un Tumblr, un netvibes, facebook, twitter (via hootsuite), friendfeed, etc.
Mes net-activités ont été repérées.
J’ai été contactée pour rejoindre les écologeeks.
Et tout a commencé… »
Et si vous voulez aller plus loin et voir des actions réalisées par Priscilla et son équipe, vous pouvez aller voir le réseau Social d’Europe Ecologie, leurs vidéo de buzz, l’écologie en BD avec EcoloBulles, Les sentinelles de l’écologie, ou les actions de Super Ecolo, le super-héros de l’écologie.
Bref toute une galaxie de sites web mis en place dans le cadre de cette campagne web.






