Valentin Pringuay

Internet en 2010 : de la bonne éducation des Digital Natives

L’éducation est probablement le domaine où le fossé entre digital migrants et digital natives est le plus marqué.

istudent

Digital Migrants / Digital Natives

Pour rappel, les digital migrants sont ces personnes qui sont nées avant l’arrivée d’Internet et qui se rappellent avoir cherché leur résultat du baccalauréat sur un minitel.
Ces personnes ont dû faire l’effort, vers 1999, de se mettre face à un ordinateur pour comprendre le phénomène Internet. Ce n’est pas une tare en soi, mais cette « adaptation » génère une différence de vision avec les natives.

Les Digital Natives sont ces personnes qui ont toujours été baignées dans la culture Internet et qui ont utilisé Google, Wikipedia, Msn, avant d’être tout à fait stable sur leurs deux pieds.

L’éducation aux mains des Migrants

Et quel meilleur endroit pour confronter digital natives et migrants que le système éducatif, au travers de cette opposition élèves / professeurs ?

En effet, la vision des enseignants n’est pas du tout la même que celle des apprenants, et cette différence d’idéologie placée dans l’objet technique va pouvoir poser problème.
Internet est souvent vu comme un objet qui va distraire les étudiants, il est utilisé par les enseignants mais avec la volonté de l’utiliser uniquement dans un cadre restreint, avec un objectif précis.
J’ai pu observer, pendant un cours où chacun des étudiants étaient devant un ordinateur, le professeur demander à l’un des étudiants de quitter le cours parce qu’il avait ouvert un autre onglet dans son navigateur pour vérifier ses mails. Le fait est que l’étudiant connaissait déjà bien le point qui était évoqué à ce moment là et se donnait quelques minutes avant de raccrocher au moment où le cours reviendrait sur quelque chose qu’il connaissait moins.
Internet n’avait donc pas de conséquences négatives sur l’attention que l’étudiant portait au cours. La vérité est que l’on ne peut pas exiger des étudiants d’être pleinement attentifs pendant la totalité d’un cours.
Et retirer la distraction d’Internet ne va pas empêcher un étudiant de penser à autre chose que le cours.

Acceptation des pratiques des Digital Natives

Heureusement, des professeurs qui ont également été bercés par les nouvelles-technologies sont plus à même d’accueillir ces digital natives et de comprendre les besoins et usages spécifiques que ces étudiants cyber-omniscient ont développé.

Je prends ici exemple d’un autre événement que m’a raconté un professeur d’informatique.

Ce professeur a surpris un étudiant en train de jouer au démineur pendant son cours. L’étudiant avait fermé la fenêtre rapidement, gêné.
Ce professeur avait juste répondu :
“-Non non. Continuez. Tout ce que je demande, c’est que vous me rendiez le travail à la fin. Il m’arrive aussi de jouer à un jeu lorsque je suis bloqué dans mon travail. Cela me permet de me reposer l’esprit et de revenir plus frais. Alors faîtes comme vous le sentez, tant que cela ne vous empêche pas de me rendre un bon travail.”

Je ne prétend pas qu’il faut recommander l’usage intensif du Arkanoid en cours, mais accepter qu’un étudiant devant un ordinateur ne soit pas sur le site demandé pendant les deux heures que dure le cours… cela me semble être le minimum.

L’éducation de demain

Mais quand je parle de « la bonne éducation des Digital Natives », je ne pense évidemment pas uniquement au fait de tolérer qu’ils aillent sur un autre site en cours… il faut que les professeurs pensent comme des Digital Natives.
Évidemment, d’ici quelques années, des digital natives seront devenus enseignants et finiront d’amener les nouvelles pratiques d’enseignement… mais des initiatives naissent déjà aujourd’hui.
Ici il n’est pas question de faire des cours sur le Web 2.0, certaines formations se sont engouffrées dans cette idée de former aux outils web, réseaux sociaux, etc.
Mais il ne faut pas oublier que cette génération des Digital Natives baignent dedans depuis leur naissance et connait parfois les outils autant que le professeur.
Et si vous souhaitez faire découvrir Google Reader ou Flickr à des étudiants, rien ne sert de faire un cours de 4 heures sur le sujet, il suffit de leur demander de surfer dessus, que ce soit en cours ou chez eux. L’usage de ces outils est transparent pour des Digital Natives… il suffit qu’ils essayent le site pendant moins de 10 minutes pour qu’ils en aient découvert les fonctions, les avantages, mais aussi souvent les limites.
Si de telles formations peuvent servir, c’est pour des Digital Migrants qui voudraient réussir à rattraper leur retard dans ce domaine. Par définition, un Digital Natives est autodidacte quand il s’agit d’appréhender un outil sur le web.

Ici je pense à des utilisations des nouvelles technologies dans l’éducation comme support de cours, et non pas comme sujet du cours.

Internet 2010

C’est ainsi qu’Eric Delcroix, enseignant en Master 1 ICD (Information Communication Documentation) a décidé de donner un coup de jeune au sempiternel principe de l’exposé.
D’un côté, il y a des bases qui ne changent pas :
-un sujet (à choisir parmi des sujets comme les Interfaces Riches, le Flash, le XML, etc)
-une présentation de style Powerpoint (qui va servir de support visuel avant d’être publiée sur SlideShare)
-une présentation orale (réalisée devant une quinzaine d’étudiants)

D’un autre côté, ces éléments sont transposés dans une autre dimension grâce à quelques éléments nouveaux :
-les étudiants qui écoutent ont l’interdiction de prendre l’exposé en notes sur des feuilles de cours ou un logiciel de traitement de texte : ils doivent utiliser Twitter pour synthétiser les idées de l’exposé et écrire les questions que cela peut amener en 140 caractères.
-des hashtags qui vont permettre de reconnaître les tweets relatifs à ces exposés. Ce système de hashtags est composé d’une première partie qui est commune à tous : #internet2010 et d’un autre plus spécifique à l’exposé : par exemple #flash
-l’exposé étant publié en direct sur Twitter, les personnes qui connaissent l’existence du projet Internet2010 se retrouvent tous les mardis matin sur Twitter en suivant les hashtags correspondants. Ils peuvent ainsi savoir ce qui est dit et vont parfois réagir, contester et compléter les propos.
-un blog, Internet2010.fr, sur lequel le texte de l’exposé, la présentation Powerpoint et les tweets relatifs à cet exposé, sont publiés et où la conversation continue dans les commentaires

De ce fait, les étudiants ont moins l’impression de participer à un exposé et davantage l’impression de participer à une expérience.

Évidemment, nous sommes au début de cette expérience et tout ne se passe pas de façon optimale :

-l’attente première était de voir les tweets venir amener une interactivité entre les personnes qui passent en exposé et celles qui y assistent. Pourtant, la plupart du temps les tweets se contentent de reprendre les idées principales et ne vont pas chercher à aller plus loin. Ces usages se modifient pourtant légèrement avec le temps (et n’est-ce pas là comment se forgent les usages… avec du temps et des tentatives successives ?)

-la volonté d’interaction avec l’extérieur est encore limitée. Il faudrait probablement offrir un second canal de diffusion que les tweets. Ceux-ci sont publiés par des étudiants qui découvrent un sujet et qui vont donc publier les idées importantes, parfois de manière incomplète : la concision de Twitter va même parfois amener des formulations catégoriques là où l’idée était d’amener une simple question. Mettre en ligne la présentation sur SlideShare avant l’exposé serait un avantage dans le sens où il fournirait un fil d’Ariane qui permettrait de s’orienter.

Internet2010 exerce pourtant cette drôle de fascination qui survient quand on est face à de nouveaux usages et que l’on croit entre-apercevoir ce que pourrait être l’éducation du futur.

Une éducation beaucoup plus interactive, ouverte aux nouvelles-technologies, et qui ne donnera pas cette impression -malheureusement fréquente- de résister au progrès.

Autres initiatives

D’autres initiatives ont retenu mon attention et je n’ai pu m’empêcher de vous les présenter.

  • Tout d’abord l’expérience Foreigners in Lille qui se présente comme le Site des étudiants francophones de Lille et d’ailleurs – Pratique du Français. Il s’agit d’un site à vocation linguistique et interculturelle (utilisant le réseau social Ning) qui permet, notamment à des étudiants Erasmus, de partager leurs expériences en langue française.

Outre cet aspect social et culturel, la grammaire et l’orthographe des étudiants, qui vont publier sur Foreigners in Lille, sont corrigés pour leur permettre d’améliorer leur français (et là je crois qu’il faut féliciter David !).

Un magnifique outil pédagogique qui oblige cette écriture en français et qui va permettre d’en enseigner et d’en améliorer les bases que ces étudiants peuvent avoir.

  • Mais je pense aussi au travail d’un professeur de littérature ou géographie : malheureusement je vais devoir faire ici d’après ma mémoire puisque je ne retrouve plus la trace de ce projet. En réalité cette absence d’information ne m’étonne pas, ce projet doit être arrêté aujourd’hui. L’article où j’avais découvert le système mis en place expliquait qu’il allait justement être impossible de le remettre en place à la rentrée prochaine, à cause d’incompatibilité avec des décisions de la direction de lycée où il se déroulait.

Le principe était de faire ouvrir un blog sur WordPress.com par tous les élèves. Le professeur demandait à ces élèves des travaux de compte rendu sur leurs lectures, etc. qu’ils devaient publier sur leur blog personnel. Les élèves pouvaient ensuite interagir entre eux et commenter le travail de chacun. De là, le professeur avait construit un trombinoscope des blogs de la classe (grâce à l’outil Baagz).

Ces initiatives sont dans une idéologie propre à intéresser des Digital Natives : non pas les initier, mais leur montrer de nouvelles pratiques aux outils qu’ils utilisent tous les jours… leur faire prendre conscience de certains potentiels ou s’en servir comme un support à même des les captiver.

Reste à attendre que ces nouvelles méthodes d’enseignement ne soient plus des actes marginaux et qu’il y ait une véritable volonté politique de moderniser l’enseignement.

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  • En plus de mon activité de freelance, j'ai eu la chance de me voir proposer des vacations d'enseignante auprès de l'université de Nice. J'ai donc 2-3 promos chaque années, essentiellement de niveau Master II, auxquelles j'essaie d'inculquer quelques bases de eMarketing.
    J'ai été surprise de constater que sur une promo de 25 élèves, seuls 2 ou 3 ont un usage du web qui dépasse les mails (sur Hotmail), Facebook et MSN !! Digital natives, certes, mais pas curieux pour autant...
    Je rejoins donc totalement Biksem sur son analyse. Avoir été 'exposés' à l'outil informatique depuis leur plus jeune âge facilite certainement l'appréhension des nouveaux outils aux digital natives, mais n'est pas synonyme de compréhension globale du média pour autant.
    Y a du boulot !
  • Vaelentin
    Oui en effet. Je me rend de plus en plus compte que mon raisonnement n'est que partiellement valable.
    Il faut peut être aller voir chez des personnes plus jeune encore, en Master 2 on peut difficilement dire qu'il s'agit vraiment de Digital Natives.
    Et selon les formations cela diffère également beaucoup. Quel est l'intitulé de la formation de tes master 2 ?
    Mais mon idée reste souvent valable... ils ont beau ne pas être "curieux" (et rester à msn/facebook) ils vont pouvoir appréhender les nouveautés du web seuls, sans besoin d'y être former... et leur expliquer le fonctionnement est inutile.
    Et maintenant que tu le dis... si leur culture Internet s'arrêtent à Msn / Facebook... pourquoi ne pas essayer de se servir de ce média en cours ?
  • Pour répondre à ton interrogation, ce sont des master 2 en management d'entreprise ou marketing, pas tout à fait des digital natives mais ils seront à des postes à responsabilité demain.
    J'ai tenté d'utiliser Mindmeister, Google Docs, je les ai incité à lire certains articles de blog entre les cours pour qu'on en parle le cours suivant... mais ils restent 'passifs' et absorbent l'information plus qu'ils se l'approprient.
    Pour dire, lorsque je propose à mes élèves de lire un article de blog avec quelques liens intéressants, lorsque nous en débattons au cours suivant, je me rends compte qu'ils se sont contentés de lire l'article original sans aller visiter les liens... Sic...
    Je pense que les élèves sont trop habitués à fermer leur g... et se contenter de noter consciencieusement les cours dictés par les profs. Et là, oui, y a un vrai travail à faire au niveau de l'enseignement pour inciter les profs à partager et échanger plutôt que disserter !
  • Vaelentin
    Totalement d'accord avec toi et surtout sur cette dernière partie. J'ai rencontré pas mal d'étudiant qui ont intégré le fait que le système d'éducation ne s'adaptait pas à eux et qui sont maintenant dans cette posture que tu décris : passif, fermant leur gu.... et notant sans réfléchir.

    C'est vraiment dommage pour toutes cette génération d'étudiants.
    Je ne suis malheureusement pas certain que nous allons quitter cette idée de disserter sans échanger... les jeunes professeurs ont souvent intégré la méthode "dissertation" sans essayer de changer les choses.
  • maureens
    Un article vraiment intéressant et clair. Je suis d'accord avec l'ensemble d'ailleurs ;)

    Pour les digital natives, comme tu dis, l'initiation en tant que telle n'est pas vraiment nécessaire (et pour des migrants comme nous non plus, dans le cas des "cours pour expliquer un outil" par exemple, car ce n'est pas assez "intuitif"). Ce qu'il faut, c'est juste un accompagnement qui orientera les pratiques (ou plutôt les enrichira) et qui pourra permettre, s'ils en ont, de répondre à leurs questions.
  • Vaelentin
    Je vois que l'on est sur la même longueur d'onde;)

    Reste à trouver comment faire cet accompagnement de manière optimal... et si, comme je le pense, nous sommes la génération qui aura cette tâche... autant dire que j'invite vivement chacun d'entre vous à essayer d'imaginer comment devrait être le système d'éducation pour s'adapter à ces nouvelles générations.
  • Tes articles sont toujours aussi clairs, c'est un vrai plaisir de les lire.
  • Vaelentin
    Merci beaucoup Sylvain. Je dois avouer que ce commentaire me fait très plaisir... vraiment :)
  • Je ne fais pas beaucoup de commentaires sur les articles que je lis, des compliments sur le style encore moins car beaucoup n'ont pas ton talent pour l'écriture et la vulgarisation des enjeux technologiques. Si j'osais je pourrais te comparer à Fred Cavazza.. allez j'ose !
  • Vaelentin
    Veux-tu arrêter ça tout de suite ?
    Tu vas me faire rougir ;)
    Commentaire qui fait très plaisir en tout cas... et qui me donne envie d'écrire de nouveaux articles :)
  • je n'adhère pas à cette distinction entre "native" et "migrants". je pense que la distinction est plutôt à faire entre les personnes intéressées et cultivées dans le domaine informatique et les pratiques du net et ceux qui ne le sont pas où qui se restreignent à une utilisation sommaire de ce dernier.

    en effet selon ta définition je fais partie des migrants (car oui le net a commencé à peine à être accessible aux plus riches quand j'étais en 3è, j'ai consulté mes résultats du bac en direct, me suis inscrite à la fac via minitel) et mes élèves font partie des natives.

    pourtant je me sers d'internet pour mon travail, mes loisirs, mes contacts sociaux, mes démarches administratives et autres. alors que la plupart des lycéens que j'ai pu côtoyer ne connaissent que la version "kikoo lol" de msn, ne savent pas effectuer une recherche correcte dans un moteur de recherche, ne savent pas envoyer un mail avec une pièce jointe et ne résument internet qu'à un divertissement composé de blogs photos au français douteux, de plateformes vidéo, de pseudo-réseaux sociaux inutiles comme twitter ou facebook.

    que l'on soit native ou migrant l'appréhension d'un outil web relève de l'autodidaxie et n'est pas plus simple parce que l'on a eu accès au net toute sa vie. elle découle de l'envie de se former car beaucoup se bornent à une utilisation sommaire des outils mis à leur disposition. elle est surtout la conséquence de la capacité d'adaptation, de compréhension et de logique de chacun.

    capacité d'adaptation, de compréhension et de logique qui ne sont pas forcément développées par un recours aux TICE à outrance.

    si les technologies apportent un plus il est judicieux de les utiliser dans l'enseignement mais les additionner pour les additionner n'est pas la panacée de la modernité pédagogique.

    si on prend comme exemple le travail exposé/twitter/blog : l'utilité du blog pour continuer une discussion sur l'exposé apporte un plus puisqu'elle permet de développer des points du sujet au delà du simple exposé et du groupe classe. l'utilisation de twitter et le regroupement tous les mardis matins ne l'est pas : on parvient aux mêmes objectifs en réalisant les débats irl voire on va plus loin car on n'est pas limité par 140caractères et l'interaction orale est plus riche et permet plus de réactivité que via une interface.

    avec la prépondérance d'internet et des nouveaux moyens de communication rapide est aussi arrivée une nouvelle donnée problématique dont tu parles à la fin de ton post : ces nouveaux outils de communication sont devenus les seuls référentiels comme "support à même de les captiver" et il faudrait que j'adapte mes cours à des élèves incapables de rester concentré plus de 10min d'affilé ou qui lorsque le sujet ne les passionnent pas veulent changer d'onglet ou chercher un autre logiciel alors que s'ils avaient cherché à se concentrer un peu plus sur le sujet cela les auraient intéressés ou qu'ils auraient pu apprendre quelque chose.

    le problème ce n'est pas que les méthodes intégrant les TICE restent marginales, elles sont de plus en plus développées ne t'inquiète pas. le problème est de savoir si elles apportent réellement un plus en terme de formation, de développement cognitif, de transmission et d'acquisition des savoirs. il faut pousser la réflexion sur les bénéfices des TICE sans négliger les autres formes de communication et d'enseignement.
  • Vaelentin
    Je suis assez d'accord avec tes propos : dans le sens où il doit y avoir une partie des apprenants pour qui cette réflexion est valable, mais une autre pour qui les pratiques n'iront jamais plus loin que le strict minimum de msn.
    Je dois avouer que cet article m'a été inspiré par des observations que j'ai pu faire en milieu universitaire... et cela est évidemment très différent de ce que tu peux observer en lycée.

    Je suis également d'accord sur le fait qu'il ne faut pas utiliser des outils web pour les utiliser. C'est aussi ce que je voulais dire par le fait de ne pas en faire le sujet du cours, mais un support. Je ne suis certainement pas dans cette idée de développer ces usages à tout va.

    Mais il me semble que, puisque ces techniques sont justement à même de les captiver, il faut faire des efforts pour trouver le moyen d'en faire une force... et non pas jeter tous les efforts dans un nouveau système de blacklist pour restreindre les accès vers l'ensemble d'Internet.
  • très clair et j'adhère comme migrant ;-)
  • Vaelentin
    Merci beaucoup. N'hésitez pas à me dire si il y a quelque chose à nuancer. Je sais que ma vision des choses restent tout de même incomplète... ou plutôt : valable dans certains cas;)
  • Good job. Super clair et accessible à tous.
  • Vaelentin
    Thanks :) Heureux de savoir que j'ai réussi à rendre le sujet accessible à tous.
  • Très bon article ;-)
  • Vaelentin
    Merci beaucoup pour le commentaire et pour RT :)
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