Les sociologues s’inquiètent de voir les pratiques de lecture des français baisser.
« La faute à la télévision. »
« La faute à Internet. »
Des études ont montré qu’en réalité, les français qui passent du temps sur Internet, sont aussi ceux qui lisent des livres, qui regardent la télévision : il y a un cumul de toutes ces activités.
Si ce problème fait l’objet de nombreuses études sociologiques, je ne vais pas aller plus loin sur ce fait.
Ce qui me semble aujourd’hui intéressant, c’est de soulever le problème de la redéfinition de ce qu’est la lecture.
Rien que de dire qu’il y a cumul de la lecture et d’Internet est problématique.
Ce serait comme de dire que Internet est une concurrente de l’écoute de musique : car, lorsque vous êtes sur votre ordinateur, vous n’écoutez pas votre platine laser.
Sur Internet vous avez la possibilité de jouer à des jeux, regarder des vidéos, des films, d’écouter la radio, travailler, discuter avec des amis, ou encore lire.
Internet n’est pas une concurrente de la lecture, mais elle amène des différences dans la manière que nous avons de le faire.
Evidemment, la lecture d’e-books ne s’est pas encore imposée, mais la plupart des contenus sur Internet sont tout de même écrit.
Alors nous nous informons aujourd’hui sur les sites des grands journaux (et je dirais qu’il y a une amélioration ici parce que les gens qui lisent LeMonde.fr complète leur lecture avec des articles du Figaro.fr, tombent sur un article des Echos.fr au détour d’une recherche sur Google).
Nous nous renseignons sur des tas de sujets grâce à Wikipedia.
Nous lisons des articles de blogs.
Vous êtes, en ce moment même, en train de lire.

Alors je suis d’accord sur cette logique du cumul des activités : mais il faut savoir affiner l’activité de « Internet » qui est trop vague pour résumer ce que l’on y fait.
Alors que le jour où un livre me permettra d’écouter de la musique, tout en discutant avec des amis… là il se pourrait que je passe plus de temps avec ce livre en question.




